06 février 2007
Campagne Présidentielle 2.0
Comme le constatent un certain nombre d'observateurs, les Français ont beau sembler blasés par la politique et ceux qui la font, les audiences n'ont jamais été aussi fortes concernant les émissions politiques télévisées.
Dans ce contexte schizophrénique ("Oh non ! On parle pas politique, hein ! En tous cas, pourvu que ça soit pas Machin qui soit élu !"), les attitudes des futurs votants se font nettement plus tranchées, voire tranchantes. Tous les moyens sont bons pour être élu, c'est une certitude, que d'aucuns remettent en Une, histoire de bien fixer les choses pour ceux qui estiment encore que seul le combat d'idées (ou le combat de sabre laser, au choix) vaut la chandelle.
Et puis il y a les doux rêveurs. Ou les marketeurs de feu, peu importe. Ceux qui balancent une vidéo ou mieux, une chanson. Pour coller à l'air du temps. Ou pour coller au tempo d'un candidat. On aime ou non, comme d'habitude. Mais franchement, vu qu'on a tous environ 1 chance sur 2 de perdre, autant s'amuser avant, non ?
01:50 Publié dans On va où, là ? | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, Sarkozy, présidentielles
02 février 2007
Faut-il acheter le web 2.0 ? [OU L’internet new-look expliqué à ma grand-mère]
Faut-il vendre votre ouaibe 1.0 pour un ouaibe 2.0 flambant neuf ?
Ne vaut-il pas mieux attendre le web 6.4, dont on commence déjà à nous dire le plus grand bien ?
Le web 2.0 n’est-il pas trop gourmand en ressources ? A-t-il besoin deWindows Vista pour fonctionner ?
[Edit du 08/02] Si vous n'avez pas envie de vous casser la tête à lire plus bas, arrêtez vous à cette vidéo trouvée via Presse-Citron. Elle est remarquable de clarté. Si je l'avais trouvée avant, je vous aurai épargné le laius plus bas !
Pour faire simple, l’évolution d’internet va dans dans le sens d’une activité accrue de l’internaute, bien au-delà de sa passivité initiale (le fameux web 1.0). Il participe, il crée, il publie. Bref, le web 2.0 respire ! De là les blogs, les vidéos partagées, l’encyclopédie communautaire, et éventuellement la fin (ou du moins la réorganisation) des médias traditionnels comme la lucarne, qui n’est jamais apparue aussi petite qu’en ce début de millénaire.
Je passe sur les obscures technologies qui permettent d’arriver à cet ébouriffant résultat (le langage (?) XML bouscule l'HTML, les flux RSS et les modules API mettent à mal les bêtes liens hypertextes), puisque l'essentiel, vous l'avez tous les jours sous les yeux : de l'interactivité, du réseau social et une bonne louche de marketing (donner un nom funky à un outil qui, devenu mature par le biais de technologies maîtrisées, est devenu bien plus intelligent et intéressant qu'auparavant) et voilà le travail !
Si jamais vous débarquez (genre "l'abbé Pierre a perdu la demi-finale de la Coupe du Monde de hand-ball par 3 bourdes de Ségolène à 2 fauteuils de Nicolas"), voici les outils sans lesquels je serai perdu (nan, je déconne, mais faut bien dramatiser, coco, sinon on vend pas) :
Page d'accueil :
S'il ne vous en faut qu'une (et c'est le but !), c'est celle-là ! Vous saurez rapidement ce que veut dire "flux RSS" (vu que ça fonctionne comme ça !)
Pour les photos / vidéos :
Ce service permet de partager ses photos, mais aussi, évidemment, de découvrir un maximum de clichés.
Faut-il présenter le dernier achat médiatisé de Google ? Partage de vidéos, d'une qualité déplorable, mais qui peut compter sur une communauté très importante. Mieux ? DailyMotion.
Pour la musique :
Par analogie avec vos musiques préférées, cet outil vous permet de découvrir des artistes similaires. Dans la même veine, je n'utilise pas Last.fm (qui vient d'être traduit en français), mais ceux qui le font m'en disent le plus grand bien !
Découverte de musique, encore, par positionnement sur une carte. Le mieux est encore de l'essayer !
Pour les infos :
Une des premières initiatives de journalisme citoyen. Franchement ? Indispensable !
On peut parler de Digg-likes, en référence à l'acteur majeur dans ce domaine. D'un intérêt relatif, à moins de cibler ses centres d'intérêt.
La même chose, mais pour le web 2.0. Simple, efficace.
Utilitaires (pas besoin d'installer un logiciel dédié, donc !) :
Retouche de photos. De nombreuses possibilités.
Ce service permet, comme son nom l'indique, de convertir vos fichiers en à peu près n'importe quel format.
Permet de compresser vos fichiers en ligne.
Et dois-je vraiment parler de Wikipedia ? Hmm ?
Grand-mère, te voilà maintenant prête à écumer la Toile, à participer, à voter, et à prendre ta webcam pour faire des choses dans ce goût-là (mais c'était il y a 3 mois, le web était encore tout jeune !) :
P.S. : Merci à ZDNet
02:00 Publié dans Ze Weurld Waïde Ouaibe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0
19 janvier 2007
Parabole (enfin, je crois)
Imaginons que je sois marchand quatre saisons. J’ai des fruits frais, des légumes, en veux-tu en voilà. La vie est belle, les clients sont satisfaits juste ce qu’il faut, surtout mon association des Joyeux Mangeurs de Tomates, qui vient tous les jours acheter son précieux produit par demi-quintal (joyeux et gourmands, hein !) : tomates de compétition, tomates basiques, tomates cerises, tomates vertes et j’en passe.
Certains clients râlent bien un peu, comme tous ceux de leur espèce, mais cela participe de la bonne marche de notre petit monde, donc tout va bien.
Imaginons tout à coup que je ne sois plus capable de mettre autant de tomates qu’avant sur mes étalages. Alors, oui, bien sûr, j’ai encore quelques tomates cerises, pas mal de tomates classiques, mais les tomates de concours, désolé, j’ai du mal. De sombres histoires de production, je vous passe les détails. « La pénurie est mondiale ! », j’explique à mes clients. Les Joyeux Mangeurs de Tomates commencent à me regarder de travers. « Mondiale, mondiale… surtout dans ton magasin, oui ! »
Mais tout va bien. Je leur refile des tomates classiques. Qui viennent aussi à manquer. Alors je vends des tomates de compétition à ceux qui veulent de la classique. Ca devient dur à gérer, mais je m’en sors encore. Les Joyeux Machins me font les gros yeux à chaque fois qu’ils passent le seuil du magasin. Je sers méchamment les fesses en regardant ma caisse enregistreuse.
Vraiment, je n’ai pas de chance. Juste au moment où un ami me recommande auprès de la Fédération des Gais Gloutonneurs de Pommes d’Amour. Je risque de les décevoir…
Mais ça va tenir. Mes producteurs remontent la pente.« Ca va aller mieux, ne vous inquiétez pas ! », je leur dis, à mes Joyeux Machins. Ils ont du mal à me croire. Je commence à avoir des soucis avec les fraises de compétition, aussi. Manque de bol, Georges, le Président des Joyeux Bidules, adôôôôôre les fraises…
Imaginons que, finalement, mes producteurs ne s’en sortent pas. Je laisse mes mangeurs dans le flou quant au prochain approvisionnement. Ils DETESTENT ça.Aujourd’hui, Georges vient de m’annoncer que son association ne viendrait plus acheter ses tomates chez moi. « On verra dans un an », qu’il m’a dit. En attendant, il est parti de l’autre côté de la rue. La devanture de l’autre marchande de quatre saisons est verte. Elle a l’air d’avoir des tomates sans aucun problème.
Je m’en fous. Tout ira bien.
Maintenant, imaginons qu'en ce moment, c'est un peu ça, ma vie.
Heureusement que le week-end arrive, oui, je ne le vous fais pas dire [Note à moi-même : écrire plus souvent sur le bloug, ça aère la tête].
17:46 Publié dans Sans hélium, la fête est plus folle | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : 3615 My Life, tomate
08 décembre 2006
Bilan cinéma du mois passé
Dans notre série "C'est quand même mieux au ciné qu'en DVD", nous avons 4 gagnants, tirés au sort parmi de nombreux candidats (environ 4).
Here are the results of the jury (décidément, l'Eurovision m'a marqué à jamais) :
Mémoire de nos Pères, de l'ami Clint. Après Mystic River et Million Dollar Baby, pour ne citer que ceux-là, il fallait bien aller voir le dernier (déjà proclamé) chef d'oeuvre d'Eastwood. Ce film de guerre sur l'héroïsme m'a laissé sur ma faim. Le contexte historique n'est pas franchement expliqué (la guerre du Pacifique, entre Japonais et Américains, et surtout la très sanglante bataille d'Iwo-Jima), ce qui n'est pas forcément gênant, puisque ce qui compte, c'est l'Homme. D'ailleurs, le générique final remet bien les pendules à l'heure en rappelant que l'histoire est vraie et qu'elle ne se termine pas forcément bien pour tout le monde.
Outre des acteurs pas franchement convaincants (la VF, c'est mal, je sais), le propos m'a paru assez lourdingue dès lors que l'histoire revient au présent. L'exploitation politicienne du patriotisme présumé des "héros" est intéressante, mais n'est pas très approfondie. Pour tout dire, c'est même longuet.
Par contre, les scènes de bataille sont impressionnantes. Il faut sauver le soldat Ryan représentait à mes yeux une sorte de perfection réaliste : elle est ici atteinte.
Toutefois, comme ce film doit être complété (dans quelques mois) par son pendant japonais, j'attendrai que le diptyque soit clos pour livrer mon impression sur l'ensemble. Go on, Clint, make my day.
Le labi labyrh labyrhy labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro.![]()
Encore un film de guerre (la guerre d'Espagne, ici, mais toujours dans les mêmes années : 1944-45). Ca fait un moment que je n'étais pas allé voir un film un tant soit peu exigeant. J'avoue sans peine que je ne m'en suis pas encore sorti. Ce film est un conte fantastique qui juxtapose les horreurs réelles du fascisme et les horreurs bien moindres d'un monde parallèle (dominé par le Faune, Pan). Entre les deux se débat une petite fille, prétendument princesse de ce monde parallèle.
La tout est visuellement ébouriffant, avec un Sergi Lopez impressionnant, mais j'ai eu la désagréable sensation de voir deux films déconnectés l'un de l'autre, chaque partie étant pourtant très réussie. Ca peut aussi juste vouloir dire que je n'ai pas tout compris, notez !
Casino Royale, de Martin Campbell. Ah ! L'énième James Bond a-t-il du coeur ? Ma réponse est OUI. Sans hésiter. Daniel Craig a beau être blond, il est le plus proche du personnage originel, avec Sean Connery. Un type un peu rustre, animal, dangereux. Un peu comme moi au réveil. Le film est une petite gourmandise, à ne pas comparer avec les deux titres évoqués précédemment. Moins de gadgets, moins d'explosions, quelques longueurs durant la partie de poker, mais un personnage féminin enfin intéressant, une scène d'ouverture en N&B très réussie et un méchant crédible. Vous voulez quoi de plus ? Que Bond sorte de la matrice ?
Sans rire, le ténébreux héros évolue même au cours de l'histoire. C'est normal, Casino Royale est l'adaptation (la troisième) du premier roman de Ian Fleming. James est donc un débutant : avec les ambassades et avec les femmes.
**** Attention : SPOILER*****
Si ces dernières peuvent constituer son unique point faible à un moment donné du film, elles ne le seront plus jamais après la fin tragique de Vesper Lynd. Trahi, miné au plus profond par la perte de son amour, James jure (c'est pas dans le film, mais je l'ai senti !) qu'on ne l'y reprendra plus. Il devient alors LE James Bond que l'on connaît et peut commencer à apposer sa signature verbale (My name is Bond. James Bond). C'est le sens de la dernière séquence du film.
**** Fin SPOILER ********
Un bon cru, donc.
Ne le dis à personne, de Guillaume Canet. D'après le roman éponyme d'Harlan Coben. Franchement ? Le meilleur des quatre. Déjà, l'histoire. Je ne savais rien avant de rentrer dans la salle. Et si c'est bon pour moi, c'est bon pour vous. Donc je ne vous raconterai rien d'autre. Ah si ! Kristin Scott-Thomas se roule un pétard dans la scène d'ouverture (très joyeuse).
C'est donc un thriller avec une histoire excellente, des acteurs qu'ils sont super bons (François Cluzet, Kristin sus-nommée, François Bérléand, Florence Thomassin, André Dussollier...), la musique de M (sans parler de Jeff Buckley ou U2, bien choisis). Alors quoi ? Oui, quelques lourdeurs, mais ce n'est que le deuxième (?) film de Guillaume Canet, alors...
Manque plus qu'à aller voir Les infiltrés, tiens !
20:30 Publié dans Amis des Z'Arts, bonsoir... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Casino Royale, Ne le dis à personne, James Bond, Mémoires de nos pères, Labyrinthe de Pan
07 décembre 2006
Mais tu vas voter, oui ???!!!
A l'heure où les grands fauves vont boire, et facultativement se déclarent candidats aux Présidentielles 2007, il y a des combats qui me tiennent à coeur. Parmi ceux-ci, les incitations à s'inscrire sur les listes électorales. Ca paraît assez évident, comme recommandation, mais ce n'est sans doute pas franchement pris au sérieux (sont tous pourris - Sarko Ségo tous démagos - j'y comprends rien - j'm'en fous comme du dernier Scorsese - j'peux pas j'ai piscine - etc...).
Des initiatives locales naissent, et parmi celles-ci un collectif de citoyens qui a choisi son terrain de bataille : la Somme (Je vous ai dit que j'étais passé par Amiens ?). Ce genre de démarche, sans orientation politique affirmée, m'apparait toujours comme étant courageux. Surtout que le challenge ne s'arrête pas là.
En effet, une fois qu'on est inscrit, il s'agit d'aller voter. Même si c'est le joli mois de mai, que le soleil brille, et qu'on a franchement autre chose à faire dimanche (il y a Télé Foot dans les isoloirs ?). Ce genre de collectif a, entre autres idées derrière la tête, l'envie de ne pas voir un second 21 avril 2002. Ca a traumatisé pas mal de personnes, ce jour-là. Dont les 28,4 % d'abstenants au premier tour à cette époque (dont pas mal de Franciliens vacanciers ?) ?
En même temps, la bipolarisation de la vie politique en France est telle que ce genre de choses me paraît appartenir au passé (j'ai pas intérêt à me tromper...). Bayrou a beau s'énerver contre Claire Chazal et surtout l'ensemble des médias français, on ne lui laisse effectivement pas de place pour s'exprimer. Le Pen aura-t-il ses parrainages ? Ca me semble hélas peu probable ("hélas" parce qu'il me semble que quelqu'un qui représente apparemment 15% des opinions doit être présent aux présidentielles. Ca m'emm... mais ça me paraît juste). Quel élu peut raisonnablement donner son seul et unique parrainage à l'extrême-droite, surtout quand tout le monde peut connaître son choix ? Il se pourrait que nous n'ayons en mai 2007 que l'UMP à droite, l'UDF au centre, et une fourmilière de candidats à gauche.
C'est à ce moment que nous nous rendrons compte de la direction prise : deux partis doivent survivre et pas un de plus. Les gens comprendront mieux les enjeux, ce qui est un atout évident pour que la politique regagne un certain intérêt au yeux des citoyens.
Et puis c'est tellement plus rigolo de parler de l'incompétence évidente de Royal ou de l'instabilité flagrante de Sarkozy...
Bref. Je me disperse. Quelle que soit cette évolution, inscrivez-vous. Allez voter. Et n'allez pas défiler dans la rue, révolté contre la Bête finalement passée au premier tour, si vous n'avez pas suivi les deux premiers conseils. Pour les Picards de la Somme, c'est là. Courage les gens.
CADEAU BONUX BIPOLARISATION:
Pour ce probable dernier post avant longtemps sur la politique, une sélection de liens dignes d'intérêt ou pas.
The Benito Report : ultra connu, et excellent.
Sitoyen.fr : un site intéressant qui compare point par point les propositions des candidats. A ce jour (et depuis 1 mois), il n'y a que deux candidats présentés. Je vous laisse deviner lesquels ?
Je vous aurai bien mis la vidéo "Le vrai Sarkozy" que tout le monde a déjà vue, mais pour être franc, je ne retrouve pas l'autre vidéo (du même acabit) que j'avais bien aimée sur Royal. Donc je ne mets rien.
11:30 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, voter, s'inscrire, bipolarisation, citoyen
